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mercredi 9 octobre 2024

Louis Daquin, quelques notes

 

LOUIS DAQUIN  est un acteur, réalisateur et scénariste français, né le 20 mai 1908 à Calais, et décédé le 2 octobre 1980 à Paris

Louis Daquin devient assistant réalisateur en 1932.

Il a été en 1944 secrétaire général du Comité de libération du cinéma.Et il a fondé la Coopérative générale du cinéma français.

Il a été le cinéaste du réalisme. Il disait "Si le réalisme est une fin en soi, il ne m'intéresse pas. s'il est un moyen qui me permettra de communiquer mes aspirations, mes sentiments et mes croyances, alors bravo pour le réalisme".

il adaptera des romans : "Patrie" de Victorien Sardou, "Les frères bouquinquant" d'après Jean Prévost . ce dernier sera la peinture des gens du peuple dans leur vie quotidienne.Il sera marqué par le réalisme des comportements, des décors naturels, des détails exacts de la vie des prolétaires.

"Point du jour" sera considéré comme "le premier film français consacré au travail des hommes"( les mineurs) . ce sera un film au ton documentaire.

Il tournera une adaptation de Bel-Ami qui sera interdit par la censure en 1954,55,56.de plus Edgar Faure justifiera l'interdiction par le fait qu'il a été tourné à Vienne sous zone d'occupation soviétique avec des capitaux autrichiens.Il pourra sortir en juillet 2007.

1938 : Le Joueur, d'après Fedor Dostoïevski
1941 : Nous les gosses
1943 : Le Voyageur de la Toussaint
1943 : Madame et le mort
1944 : Premier de cordée d'après Roger Frison-Roche
1946 : Patrie
1948 : Les Frères Bouquinquant


1949 : Le Point du jour


1949 : Le Parfum de la dame en noir, d'après Gaston Leroux
1951 : Maître après Dieu
1955 : Bel-Ami, d'après Guy de Maupassant
1958 : Les Chardons du Baragan (Ciulinii Baraganului)
1959 : La Rabouilleuse, d'après le roman d'Honoré de Balzac
1960 : Les Arrivistes
1963 : La Foire aux cancres d'après Jean-Charles
1969 : Café du square (série TV)


Louis Daquin, les films que je ne peux pas voir


Les frères Bouquinquant, 1947
 
La grande lutte des mineurs, 1948
 
Le point du  jour, 1949 
 
La bataille de la vie, 1949 
 
Bel Ami, 1954
 
La grande grève des mineurs, 1963

 
 

mardi 8 octobre 2024

Le Capital Livre 1: présentation historique par Jean-Numa Ducange

 


Elio Petri et le "Spectacle"

 La Propriété c'est plus le vol, film sorti en 1973, reçoit un accueil houleux auprès du public inquisitorial, gauchiste, de Venise. Elio Petri y répond dans le nº 74 de Jeune Cinéma en novembre 1973: 

"Peut-être, le moment est-il venu de renoncer à faire du cinéma tout court. Mais pour quelqu'un comme moi, qui fait des films pour un grand public, la structure traditionnelle dramatique traditionnelle est la formule la plus simple et peut-être aussi la plus facile. Des concessions au public? Franchement je ne crois pas, je me sens moi-même un élément de ce public. [...] J'aime le spectacle. J'ai lu Guy Debord et sa Société du spectacle. Mais si on s'engage dans cette voie, il faut détruire tout ce qui nous entoure. Tout est spectacle: une vitrine, une démarche, une manière de regarder, de s'habiller. L'homme, c'est l'homme qui aime le spectacle. Accepter le spectacle, c'est accepter sa propre condition."

Petri entend le Spectacle à sa façon. Mais la version cinématographique qu'il en donne est utile, vous accroche à une "Société du spectacle" concrète, de 1973 (l'année méridienne, de bascule dans le siècle et de la sortie en film de La Société du spectacle), justement par le "spectacle" qu'il en donne.

 

Tandis que Debord crée le grand Satan du spectacle pour devenir lui-même son propre spectacle. Il n'échappe pas à son temps, qu'il a bien vu, celui du nouvel art spectacularisé (celui des Yves Klein et du Pop art de l'Otan culturelle), mais devenant lui aussi sa propre oeuvre et finalement un mythe construit tout au long de sa vie comme une très longue et spectaculaire "situation construite".